mardi 24 novembre 2009

Narcisso-Show



L'imaginarium du Dr Parnassus est un film où tous les protagonistes se regardent le nombril.
La séance de 20h30 dans cette triste salle de dimanche soir était juste polluée par 3 pelés et 4 tondus forcément égocentriques eux aussi. Nous étions donc une petite dizaine (à tout casser) à transposer nos journées d'égoïstes dans les images baroques du père Gilliam.
Terry Python nous à fait un petit film intimiste tourné dans un terrain vague juste histoire de pleurer le manque de reconnaissance et de chance qui le poursuit diaboliquement depuis quelques années. Pour ce coup, il embauche des gueules. Des sales gueules et des belles gueules. Par exemple les belles gueules de Tom Waits et de Verne-mini-moi-Troyer et les sales bobines de -dans l'ordre d'apparition- Lily Cole, Heath Ledger, Johnny Depp et Jude Law.
Personnellement je me fout de Colin Farell depuis son hideuse décoloration capillaire de chez Alexandre donc... je ne le considère pas comme un gueule à part entière.
Lily Cole me fait penser à un poisson exotique. C'est une fille physiquement étonnante qui m'a immédiatement donné une furieuse envie de lui faire subir les pires outrages comme par exemple de lui transpercer la joue d'un hameçon et de la jeter dans la tamise au bout de mon fil de soie!
J'ai un instant pensé qu'elle pourrait être une mutante intéressante dans une adaptation porno-soft d'Astonishing X-Men....
Bref, bref... Donc voilà... j'en viens à l'anecdote sexuelle! On finit toujours par raconter une anecdote sexuelle:...

Je me suis furieusement gratté la mandoline à ego le lendemain même au boulot grâce (ou à cause) du harcèlement insiiiiistant dont me gratifie, avec tous ses arguments, une de mes collègues de travail. Appelons là JJ.
(On peut appeller ça une bougresse) Ahhh JJ la bougresse! 95D, 36 de fesses, jambes interminables et châleur torride de chez Andalousie...
Cela fait une semaine que je reçois avec une inélégance fatale un salmigondis de compliments et d'appels à la levrette furieuse. J'ai même eu droit à un exposé démonstratif de la facilité d'exécution du 69 dans une baignoire en acryl® de chez Lapeyre®, modèle de 160X70cm tout ce qu'il y a de plus standard.
Une vraie maladroite dans la forme. Parce que pour ce qu'il en est du fond, elle l'a vite atteint...

Au milieu de l'histoire de Terry, j'ai eu un coup de barre du genre à se demander comment notre réalisateur à lui même fait pour ce sortir de ce passage longuet.
Gilliam raconte grosso modo que le Docteur joué par le barbu Christopher Plummer a un vrai problème d'alcool dont il ne se sort pas depuis des siècles et qu'il risque bien de perdre sa fille s'il continue à faire le con avec son cerveau malade! En fait Terry est déprimé depuis Don Quichotte mais chut....
Je crois vraiment que le vieux Docteur ne voit pas qu'il risque gros s'il persiste donc à ne penser qu'à son "moi" comme d'ailleurs ses copains de baltringue que sont le petit homme précédemment cité et un jeune fat du nom de Anton interprété par Andrew Garfield.
Le Anton justement est bien le premier à vouloir penser à sa pomme en envisageant vite de tailler sa propre route mais bon... il est amoureux de la fille-poisson et trouve malgré tout son bonheur (simple) dans la roulotte des agités du bocal.

Je me rend compte d'ailleurs que tous les efforts déployés par notre JJ pour tenter de me soulever la carotte, sont vains. Parfois mon ego me trahit. Entendre des compliments et savoir qu'une jeune idiote se taperait bien ma personne me suffit et il n'est donc même pas indispensable d'aller plus loin.... C'est beau! C'est héroïque!... mais putain, qu'est ce que c'est prétentieux!

Heath Ledger arrive là, un peu envoyé par le diable pour gagner le pari que ce dernier a engagé avec son meilleur ennemi Parnassus le chrétien.
Du coup, tous les spectateurs peuvent à la fois regarder le nombril de Heath et le leur car Mr Ledger a effectué une fusion abdominale avec eux (les fans) depuis sa tragique disparition. Heath est formidable dans son jeu d'acteur jusqu'au moment (deuxième partie du film) où il révèle enfin son vrai visage:
C'est un salopard qui s'enrichit au dépend d'orphelins à travers SON association caritative et ohhh honte à lui!... il prend l'apparence d'acteurs vivants.
Lesquels, entre nous soit dit, (Johnny et Jude) sont bien meilleurs que lui en 10 fois moins de dialogues offert par le Monty Python toxico!
Je tiens à dire que les seuls moment où mon index droit est sorti de mon nombril, c'est lors des scènes animés. Même si (tatillon je suis) je préfèrais les bidouillages seventies du Flying Circus à ceux très léchés numériquement de ce film...

Après cette journée de dur labeur où la Miss JJ a failli me faire tater son fucking ass pour avoir preuve de sa fermeté juvénile, je me suis souvenu qu'il fut un temps où les filles avaient des rêves romantiques...

La jeune Lilly Cole se démerde pas trop mal dans un rôle mi-romantique, mi-rebelle qu'on aurait pu offrir à n'importe quelle ingénue piquée chez Hugh Heffner et piquée au bottox. Mais voilà, quand un réalisateur malin va farfouiller au milieu des soles meunières du monde de la mode, il finit par trouver une morue moins sèche et banale que le reste du cheptel de l'aquarium!
Comme je le disais, c'est un film de gueules et de nombrils!
Je me plais à rêver d'une adaptation sado-maso du comics Alpha Flight où on verrait l'ébauche d'un coït entre Puck-Verne et Marina-Lilly! John Byrne le pire "moi je" de la BD américaine en serait bien sur le scénariste!...

Cette chère JJ, obsédée de moi et obsédée de son corps qu'elle trouve "parfait car les hommes le lui le disent" m'a en tous les cas refilé un sacré coup de blues. Je ne la jetterais même pas en pâture à ce démon de Tom Waits car j'ai bien trop de respect pour son oeuvre.
JJ va finir sa course dans l'illusion d'un monde où l'on croit obtenir le bonheur (et le droit de toucher mon bas-ventre) par le sexe, l'argent et l'inculture mais un jour viendra où elle fera sa rédemption.
Comme Terry Gilliam d'ailleurs. Terry nous liste sur un ton désabusé et pas convaincu toute la tristesse qui l'entoure à ce jour. Symptomatique cette propension à vouloir cacher derrière l'éternel grenier d'idées foutraquement anarchistes et non-sensiques typiques de son art, l'histoire banale d'un vieillard fragile ne survivant que pour sa fille.
Et si on rajoute que Terry le maudit a vu mourir Heath en plein milieu de son film, je me dis que je vais lui pardonner comme on pardonne à ceux qui nous offensent....

A toi aussi JJ... je te pardonne tes offenses....

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